Ce que rapporte vraiment la revente du surplus
L'électricité que vos panneaux produisent sans que vous la consommiez n'est pas perdue : elle est injectée sur le réseau et rachetée par EDF Obligation d'Achat (EDF OA) à un tarif garanti pendant vingt ans. Début 2026, ce tarif de rachat du surplus tournait autour de 0,04 €/kWh pour les installations de 9 kWc ou moins, mais ce chiffre est révisé chaque trimestre par la Commission de régulation de l'énergie. Il faut donc toujours vérifier le tarif en vigueur à la date de votre demande complète de raccordement, car c'est lui qui fige votre contrat pour vingt ans.
Ce montant peut sembler modeste, et il l'est volontairement : le système est conçu pour vous inciter à consommer votre production plutôt qu'à la revendre. Un kilowattheure autoconsommé vous évite d'acheter de l'électricité à 0,20 €, alors qu'un kilowattheure revendu ne rapporte qu'autour de 0,04 €. L'écart est de un à cinq. Pour mesurer ce que cela donne sur votre toit selon votre adresse, lancez une estimation de potentiel.
En pratique avant de vous lancer
Retenez l'essentiel : la revente du surplus complète l'autoconsommation sans la remplacer, le contrat sécurise un revenu sur vingt ans, et la fiscalité reste légère, voire nulle sous 3 kWc. Le bon réflexe consiste à dimensionner pour consommer un maximum de votre production, puis à revendre ce qui dépasse.
Avec votre projet de puissance en tête, demandez plusieurs devis à des installateurs certifiés : ils chiffreront la prime, le tarif de rachat applicable et le revenu de revente attendu sur la durée du contrat.